03 mai 2009

La manif du premier mai

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rémi, fatou, geneviève et ibra Une longue attente avant le départ de la manif.

24 fév 2009

Décès de Pierre Castagnou maire PS du XIVème arrondissement de Paris

Posté par fatou

PARIS (AFP) — Le maire PS du XIVème arrondissement Pierre Castagnou est mort dans la nuit de lundi à mardi à 68 ans, des suites d’un cancer, a annoncé le maire de Paris Bertrand Delanoë dans un communiqué.

Pierre Castagnou était devenu maire de cet arrondissement du sud parisien après les municipales de 2001, qui avaient vu la gauche l’emporter dans la capitale.

Né le 8 septembre 1940 à Vichy, ce professeur de formation avait été inspecteur général de l’industrie. Il était membre du courant fabiusien.

“Avec lui disparaît un élu remarquable, attentif aux autres, fin connaisseur du terrain et de chaque dossier de la vie quotidienne”, écrit M. Delanoë.

Pierre Castagnou était élu parisien depuis 1983, toujours dans le XIVème arrondissement qu’il connaissait parfaitement.

Il avait pris en 2006 la présidence de la Régie Immobilière de la Ville de Paris (RIVP, société d’économie mixte) et avait à ce titre mené une “opération vérité” sur des logements de haut standing occupés dans des conditions jugées anormales. Parmi ces occupants : Jean-Paul Bolufer, qui était alors directeur de cabinet de Christine Boutin, ministre du Logement.

Licencié en droit, diplômé de Sciences-Po Paris, certifié d’histoire, Pierre Castagnou a été notamment conseiller technique au secrétariat général de l’Elysée après l’élection de François Mitterrand en 1981, chargé de mission auprès du président de l’Assemblée Laurent Fabius (1988-1989), chargé de mission auprès du secrétaire d’Etat à l’Industrie Christian Pierret (1999).

19 fév 2009

Violences en Guadeloupe : Elie Domota s’exprime

Posté par fatou

afrik.com - 18 février 2009
Interview du porte-parole du LKP, le collectif à l’initiative de la grève générale

Cette semaine, la grève générale entamée le mois dernier en Guadeloupe a pris une tournure dramatique. Chaque nuit, des groupes de jeunes érigent des barricades et affrontent les forces de l’ordre. Lundi, des manifestants ont été passés à tabac par des CRS. Et un syndicaliste, Jacques Bino, a été tué par un tir provenant d’un barrage, mardi soir. Pendant ce temps, les négociations entre le LKP (Liyannaj kont pwofitasyon : Collectif contre l’exploitation outrancière), le patronat et l’Etat français sont au point mort. Elie Domota, porte-parole du LKP, livre à Afrik.com son point de vue sur les événements.

mercredi 18 février 2009, par Franck Salin

La grève générale contre la vie chère qui sévit en Guadeloupe depuis le 20 janvier avait commencé dans le calme, le LKP veillant à ce que les nombreuses marches organisées dans l’île se déroulent sans incident. Depuis le 8 février, les négociations entre les grévistes, le patronat et l’Etat sont suspendues. Le LKP reproche au secrétaire d’Etat à l’Outre-mer, Yves Jégo, d’être revenu sur les accords qu’il avait entérinés - et en particulier sur celui concernant une augmentation de 200 euros sur les bas salaires. Lundi, le LKP a décidé de franchir une étape dans la contestation en érigeant des barrages routiers. Parallèlement, des groupes de jeunes incontrôlés affrontent sporadiquement les forces de l’ordre. Après qu’un syndicaliste a été tué par balles, hier soir, aux abords d’une barricade érigée par l’une de ces bandes de jeunes, la ministre de l’Intérieur Michèle Alliot-Marie a décidé l’envoi de quatre escadrons de gendarmerie supplémentaires sur l’île. Jeudi, Nicolas Sarkozy reçoit les parlementaires et présidents de collectivités locales de l’Outre-mer afin d’élaborer une sortie de crise. La protestation s’est étendue à la Martinique, la Réunion et la Guyane. En Guadeloupe, Elie Domota, secrétaire général du syndicat indépendantiste UGTG et porte-parole du LKP, est la figure emblématique du mouvement. Ce fils de charpentier de 42 ans, directeur adjoint de l’ANPE Guadeloupe, est engagé depuis de nombreuses années dans le combat syndical et observe avec gravité la tournure que prennent les événements.

Afrik.com : Depuis lundi, les scènes de violence se multiplient en Guadeloupe. Et hier soir, un syndicaliste a trouvé la mort à Pointe-à-Pitre. Quelle est votre réaction face à ces événements ?
Elie Domota : J’éprouve d’abord de la tristesse, et beaucoup de colère. Car cela fait un mois que les Guadeloupéens sont dans la rue. Ni le patronat ni l’Etat n’ont réagi. Et maintenant qu’un homme a perdu la vie, les ministères de l’Intérieur et de l’Outre-mer essaient de réagir. Dans un autre département français, une solution aurait déjà été trouvée. Mais dans ce petit pays des DOM qu’est la Guadeloupe, il faut attendre que le sang coule pour que le gouvernement bouge.
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19 fév 2009

Immigration africaine en France : un mythe s’effondre

Posté par fatou

Selon l’INED, pas plus de 12% des immigrés en France étaient Africains en 2002

L’Afrique subsaharienne est la région du monde d’où l’on émigre le moins vers l’Europe, révèle une étude menée par deux chercheurs, David Lessault et Cris Beauchemin, pour le compte de l’Institut National des Etudes Démographiques (INED). Elle a été publiée ce jeudi dans la revue Population et société. On est bien loin de la déferlante décrite par certains politiques et médias en France.

afrik.com - jeudi 19 février 2009, par Djamel Belayachi

L’idée reçue selon laquelle les Africains immigrent massivement en France et en Europe vient d’être battue en brèche. « Il n’y a pas plus d’exode en Afrique subsaharienne qu’il n’y a d’invasion de Subsahariens en Europe », révèle une étude parue le 19 février dans la revue Population et sociétés, de l’Institut National des Etudes Démographiques (INED). Chiffres à l’appui, l’étude, menée par David Lessault et Cris Beauchemin, tous deux chercheurs à l’INED, démontre ainsi que l’immigration subsaharienne reste « minoritaire en France ou en Europe, que l’on considère les entrées annuelles de migrants ou la population immigrée ». « Récente » et d’un apport « modeste », elle représentait, en 2004, 12% seulement de l’ensemble des immigrés en France, soit trois fois moins que l’immigration maghrébine et européenne, et ce bien qu’elle ait fortement augmenté ces dernières décennies, se multipliant par 27 depuis 1962 (de 20000 en 1962 à 570000 en 2004). Une hausse « certes spectaculaire, mais on partait de très bas », indiquent les chercheurs.

En 2000, moins d’un Subsaharien sur cent vivait dans un pays de l’OCDE

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19 fév 2009

Karl Marx, penseur de la Guadeloupe

Posté par fatou

philisophie.blogs.liberation.fr

Par Guillaume Pigeard de Gurbert, professeur de philosophie à Fort-de-France •

Le capitalisme est né aux Antilles et aux Amériques au XVIe siècle. En 1846 (soit deux ans avant l’abolition de l’esclavage dans les Antilles françaises), Marx pose l’équation entre l’esclavage, la colonisation et le capitalisme : «Sans esclavage, vous n’avez pas de coton ; sans coton vous n’avez pas d’industrie moderne. C’est l’esclavage qui a donné de la valeur aux colonies, ce sont les colonies qui ont créé le commerce du monde, c’est le commerce du monde qui est la condition nécessaire de la grande industrie machinelle. Aussi, avant la traite des nègres, les colonies ne donnaient à l’ancien monde que très peu de produits et ne changeaient visiblement pas la face du monde. Ainsi l’esclavage est une catégorie économique de la plus haute importance.» Rien d’étonnant dans ces conditions à ce que nous soyons, ici, aujourd’hui, aux avant-postes du surdéveloppement du capitalisme. Il se pourrait bien que la révolte sociale qui secoue les Antilles françaises, ces pays pauvres qui survivent à l’ultrapériphérie de la riche Europe, manifeste les premiers tremblements d’un séisme mondial.
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19 fév 2009

«Les rouages sexistes du langage politique en France»

Posté par fatou

Libération.fr - 17  février 2009

«Je travaille sur la violence verbale faite aux femmes dans le domaine de la politique. Au départ, je m’intéresse à l’éthique dans la communication entre les êtres. En menant une étude comparée sur diverses représentations de l’autre dans le discours des Verts en France et en Italie, je me suis penchée sur la question du rapport entre les genres. Bien que les partis écologistes s’en défendent, les représentations sont toujours sexuées, surtout s’il y a des enjeux de pouvoir. Je me suis ensuite intéressée au débat télévisé, unique dans notre histoire politique, entre Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal. En utilisant des logiciels statistiques, on peut analyser comment les deux candidats s’adressent l’un à l’autre, le choix des mots ou des tournures. Alors que Nicolas Sarkozy parle directement à son opposante, Ségolène Royal tente d’établir un lien avec les citoyens.

Mais ce qui est le plus frappant dans cet échange, c’est la façon dont Nicolas Sarkozy utilise de manière détournée la politesse pour renvoyer en permanence au fait que son adversaire est une femme. Ce que j’ai nommé “l’attaque courtoise”. Cela se traduit dans le langage par une abondance de “Madame” mais aussi, de manière plus insidieuse, par des messages sexistes indirects. Ainsi, il dénigre certaines des caractéristiques que Ségolène Royal manifeste dans son discours pour les faire apparaître comme typiquement féminines, et donc peu fiables. L’épisode de la colère saine est éloquent. Il vise à montrer que la candidate ne peut pas être présidente car elle se met en colère. Il s’appuie sur une représentation très ancrée dans l’inconscient collectif qui associe la femme à l’hystérie.
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13 fév 2009

“L’Etat doit gérer en bon père de famille “

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Franck Dedieu -  01/10/2003  - L’Expansion 

 N’ayant pas les mêmes contraintes qu’un ménage, l’Etat peut, avec mesure, s’octroyer des marges de manoeuvres.

Une ardoise avec douze zéros. Après des années de dérapages budgétaires, l’endettement de la France atteint désormais 1 000 milliards d’euros. Un ménage normal a bien du mal à se figurer ce que représente une telle somme. Ramenée aux 60 millions de Français, elle équivaut à une dette de 15 000 euros par personne. Contre environ 6 000 en 1990. Aucun père de famille responsable ne s’autoriserait une telle dérive sans se faire rappeler à l’ordre. C’est indéniable. Mais, à y regarder de plus près, cette comparaison « pédagogique » entre la gestion des finances publiques et celle d’un ménage ne tient pas.

En premier lieu, parce que M. Dupont et la République ne s’endettent pas sur les mêmes durées. Pour un ménage, le crédit immobilier s’échelonne rarement sur plus de vingt ans. L’Etat dispose, lui, de plusieurs siècles, voire de l’éternité pour honorer ses dettes. « Ce temps théoriquement illimité l’autorise à s’endetter davantage. En théorie économique, la capacité d’emprunt s’allonge avec l’horizon de remboursement », rappelle Gérard Cornilleau, économiste à l’OFCE. En clair, un agent qui ne dispose que de deux ans devant lui pour acquitter sa dette devra négocier un crédit d’une valeur bien moindre qu’un autre agent capable de s’engager sur une décennie.

Ensuite, les 1 000 milliards de dette contractés par l’Etat s’accompagnent obligatoirement d’autant de créances. Avec ses montagnes d’obligations du Trésor, l’Etat produit également des bataillons de rentiers. Des fameux 15 000 euros de dette par citoyen il faudrait donc « déduire » le montant des créances correspondantes. Selon la Banque de France, les résidents français détiennent 64 % de la dette de l’Etat. Et se paient même le luxe de prêter leur argent à d’autres Etats. « Les Français financent le déficit des autres depuis une dizaine d’années, et notamment celui des Américains », ajoute Gérard Cornilleau. En 2002, la balance française des paiements est positive de 27,5 milliards d’euros. Soit 1,8 % du PIB.

Enfin, cette dette laissée aux générations futures - appelées à régler l’ardoise de leurs aînés - s’accompagne, en contrepartie, d’un patrimoine. La qualité des infrastructures s’accroît souvent avec les dépenses publiques (voir graphique ci-contre). Les actifs industriels, les infrastructures routières, les hôpitaux ou les tribunaux financés par l’emprunt valent bien quelque chose. Tout le patrimoine ne dispose pas d’une valeur marchande, mais il possède une utilité sociale réelle à prendre en compte dans « l’héritage », pour poursuivre la métaphore familiale. Et, renchérit Bernard Guerrien, économiste au CNRS (1), « ce sont les générations futures qui bénéficieront principalement des résultats des dépenses à l’origine de ce déficit ».

A condition, bien entendu, que les ressources empruntées par l’Etat produisent effectivement des recettes ou du moins améliorent le bien-être de ses administrés. En fait, le montant des emprunts contractés par la puissance publique importe moins que leur « retour sur investissement ». Elle peut massivement s’endetter si elle utilise ses crédits à bon escient. De ce point de vue, elle ressemblerait davantage à une sorte d’entreprise d’intérêt général qu’à un ménage.

(1) Petit Bréviaire des idées reçues en économie (La Découverte).

13 fév 2009

Nicolas Sarkozy dénonce le “gâchis” des congés parentaux

Posté par fatou

Par Reuters, publié le 13/02/2009

PARIS - Nicolas Sarkozy a dénoncé vendredi le “gâchis” que constitue la possibilité de prendre un congé parental non rémunéré d’une durée pouvant aller jusqu’à trois ans pour s’occuper d’un nouveau-né ou d’un enfant adopté.
Le président français a estimé dans un discours sur la politique familiale que ces congés, qui concernent plusieurs centaines de milliers de Français chaque année, devaient être réduits ou faire place à des aménagements d’horaires.

“C’est un gâchis pour les familles parce le congé parental c’est un salaire en moins, donc c’est le pouvoir d’achat qui diminue. C’est un gâchis pour la société dans son ensemble “, a-t-il dit.

Le chef de l’Etat déplore que la mesure écarte, selon ses chiffres, 800.000 femmes chaque année du marché du travail. Selon lui, la formule est choisie souvent par défaut, faute de place en crèche ou d’un autre mode de garde.

“L’arrêt de travail ne doit plus être une solution par défaut pour les familles. Il ne peut plus être le mode de garde des jeunes enfants auquel on doit se résigner parce qu’on n’a pas le choix”, a-t-il dit.

“Je souhaite qu’on travaille à la mise en place d’un congé plus court, que le Pôle emploi accompagne vraiment les jeunes mères dans leurs démarches de retour à l’emploi (…) je veux qu’on privilégie l’aménagement des horaires et le temps partiel plutôt que l’interruption totale d’activité”, a-t-il conclu.

LA FRANCE, CHAMPIONNE D’EUROPE DE LA NATALITÉ

Tout salarié français, homme ou femme, peut bénéficier d’un congé parental d’éducation pouvant aller jusqu’à trois ans (un an renouvelable deux fois), non rémunéré, à la suite d’une naissance ou de l’adoption d’un enfant de moins de 16 ans.

Pour avoir droit à ce congé, il suffit d’un an d’ancienneté au minimum dans l’entreprise.

Le congé n’est pas rémunéré mais le salarié peut utiliser les droits acquis sur son compte épargne temps. Il peut suspendre totalement son activité ou travailler à temps partiel, avec au moins 16 heures par semaine.
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13 fév 2009

Sarkozy pour un congé parental «plus court»

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leparisien.fr , 13.02.2009,

Nicolas Sarkozy est-il prêt à se mettre toutes les futures mamans à dos ? Le chef de l’Etat, qui s’exprimait ce vendredi au sujet de sa politique de la famille, a affirmé qu’il souhaitait «une réflexion sur l’évolution du congé parental», qui doit être «plus court» pour faciliter le retour au travail des mères de famille.

Un statut pour les beaux-parents
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12 fév 2009

Convergences socialo-socialistes

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blog puzzle socialiste

Jean-Michel Normand -11 février 2009

Les socialistes se causent à nouveau. Enfin, presque. Le bureau national du 10 février en a pris acte ; des discussions vont s’ouvrir en bonne et due forme entre la majorité et la minorité du PS. Martine Aubry est d’accord sur le principe et Ségolène Royal, lorsqu’on l’interroge sur une telle perspective, assure qu’elle a « la capacité de tourner la page ». L’évolution de la situation politique, autrement-dit la prévalence des questions sociales, à travers le conflit des enseignants-chercheurs et l’agitation aux Antilles, n’est pas étrangère à cette brusque expression de convergences socialo-socialistes.

Les dirigeants du principal parti d’opposition - cela mérite d’être souligné - sont d’accord sur un même constat ; Nicolas Sarkozy est en difficulté et les Français réclament l’affirmation d’une certaine radicalité mais aussi l’expression de propositions crédibles. De ce point de vue, si le PS est apparu dans son rôle en affichant son soutien aux manifestants du 29 janvier, son contre-plan de relance aux allures de mille-feuilles sans réelle ligne de force ni mesures innovantes a fait un flop dans l’opinion.
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